| concours

06.04.2009

en passant...

Le sarcasme est à l'Ironie ce qu'un rot est à un soupir.

Corto_Maltese

27.10.2006

Quand Anvers nous sourit

solLe soleil se lève au dessus de Deurne,
son aéroport art déco,
ses petits avilions,
son palais des sports,
et son bassin Sodipa qui est condamné à devenir un parking.
fait beau non?

25.10.2006

qui conduit le monde?

fantaisiele prophète sans doute.

D'ailleurs, pour arroser ça:
Fantaisie pour orgue de Liszt, sur un air extrait du Prophète de Meyerbeer, "ad nos, ad nos salutarem undam"

ou alors, toujours Liszt: "Grande fantaisie de bravoure sur la clochette"

sans rire?

Jan WEENIX

24.10.2006

Expo - - - Expo - - - Expo

spillSpilliaert, à la bibliothèque royale.

Jusqu'en février, conditions idéales pour se dire qu'on a le temps, et puis finalement la rater,

non?

et pour arroser ça: Songe d'une nuit d'été, Mendelsohn? 

20.10.2006

trop drole

vieillemarchaitmeret pour arroser ça:

Paul Hindemith: Engelkonzert uit symfonie « Mathis der Maler » (Berliner Philharmoniker o.l.v. Claudio Abbado) - DG 447 389 2

10.10.2006

Tendresse d'automne

monet4Une petite fermette dans un arrière pays maritime. Toute petite, juste la place pour un grand canapé et un feu ouvert, une kitchenette proprette, une belle petite salle de bains moderne, et une chambre. Derrière le canapé, une belle bibliothèque, Oh, pas celle de mon grand oncle qui est démontée dans le garage de maman. Elle est belle, mais avec ses 3m50 de large et 2m70 de haut, difficile de l’entrer dans une fermette.

 

Il y aura un petit jardin, soigné et agréable, avec des coins ombrés et une petite pelouse, juste assez grande pour dresser une table à quelques amis de passage – car à l’intérieur, ce serait trop juste – ou s’étendre au soleil d’automne.

 

Le long des murs, quelques beaux objets, peut-être même certains de ceux qui sont chez punaise, si je trouve l’agressivité de lui rentrer dans le choux pour ça. Quelques tableaux, pas très modernes, et une bonne chaine qui diffuse du classique, du jazz ou des airs des années 60. Un home cinéma pour se passer un film à l’occasion.

 

Bien sur, je n’aurai pas la vue sur mer. Introuvable, et bien trop cher, mais je ne serai pas loin d’une rivière ou d’un estuaire. Le climat serra à l’avenant car je ne sais pas encore où elle se situera, cette fermette. Les murs seront épais et les fenêtres petites, pour me protéger du froid l’hiver si c’est dans le nord, et du chaud l’été si c’est dans le sud. En France ? Pourquoi pas, mais en Belgique aussi, en Italie que je connais si mal (pas du tout en fait). Probablement pas en Espagne, mais au Portugal ?

 

Sans doute pas au nord de la Belgique. Il y a trop peu qui me lie au pays batave et rien plus loin. Et puis il reste Malte, si jolie, si pure, sauf qu’ils sont en train de l’abâtardir. Malte, d’ici que je trouve cette maison, ça sera Ibiza, en pire peut –être.

 

Donc, plans pour l’immédiat. Chaque fois que j’aurai un peu de temps, et pas grand-chose à faire. M’organiser des trips dans les arrière pays maritimes, humer des atmosphères, ressentir des vécus… trouver l’endroit qui est moi en somme (mais non, pas nécessairement en baie de Somme !!!) En bateau, en train, en avion léger peut-être.

Monet bien sur

15.09.2006

Oeuf corse

"Sea-Fever"

I must down to the seas again, to the lonely sea and the sky,
And all I ask is a tall ship and a star to steer her by,
And the wheel's kick and the wind's song and the white sail's shaking,
And a grey mist on the sea's face, and a grey dawn breaking.

I must down to the seas again, for the call of the running tide
Is a wild call and a clear call that may not be denied;
And all I ask is a windy day with the white clouds flying,
And the flung spray and the blown spume, and the sea-gulls crying.

I must down to the seas again, to the vagrant gypsy life,
To the gull's way and the whale's way where the wind's like a whetted knife;
And all I ask is a merry yarn from a laughing fellow-rover
And quiet sleep and a sweet dream when the long trick's over.

By John Masefield (1878-1967).
(English Poet Laureate, 1930-1967.)

What's driving the world today, part 5

Trouvé au détour du chemin

voilà j'ai le moral plus bas que la quille et le bateau est pas au sec,
depuis de nombreuses années je recherchai mon pote.
hier j'ai retrouvé celui de sa femmme grace à un sursaut de mémoire en cherchant dans le département de leurs origines,
mais voilà sa femme me dit qu'il y a deux ans il s'est suicidé,
voilà mon pote, celui qui m'a fait découvrir la voile, celui avec qui j'ai tiré mes premiers bord sur le bateau de son frère "GLOBULE" , celui avec qui j'ai été pêcher le maquereau et en fait j'ai nourris les poissons, celui grace à qui j'ai connue mon premier quart de nuit par un froid glacial (je pouvai pas rentrer dedans trop malade)
le même qui sur le même bateau j'ai connue ma première grosse cuite
il à été témoin de mon mariage, est venu dans la chapelle lui qui s'était promis de ne jamais plus y aller là fait par amitié pour moi....
je suis triste, malade, il m'a fait connaitre le rhum, le pommard et la partie d'échec au coin du feu une nuit durant,
on s'est perdu de vue car l'appel des iles l'a emporté et ensuite la vie, mes déménagements etc
voilà au moment où je retrouve la trace il n'est plus là, j'irai voir sa femme pour la mémoire et non pas pour faire la bringue ou l'emmener sur mon bateau,
encore un qui part,
mais son trou dans l'eau jamais il ne se fermera ! mais dit! george! il commence à y avoir beaucoup de trou dans l'eau autour de mon bateau, la tentation d'y sombrer aussi plutot que de tirer des bords autours de ces trous....
salut mon pote, j'espère que tu as trouvé ce que tu cherchais, mais bordel qu'est ce que je vais foute maintenant ....
survivre à mes souvenirs pour ma femme et mes enfants, faire semblant d'etre heureux alors que mon coeur saigne, il n'a pas le temps de cicatriser que déjà un nouveau drame vient rouvrir la plaie,
mais putain je n'ai que 40 ans pourquoi il y a temps de vide autour, pourquoi tout ceux qui ont l'ame pure ne reussissent pas à vivre dans ce monde,
envie de partir à fond en moto, moin vite en bateau mais surtout droit devant,
alors mon pote, si ton frere en martinique (ou plutot sa femme qui est plus internet que lui) celui qu'on avait surnommé paulo ou ludgi pouvait me faire signe....
bye

Gare à la quarantaine (Q)

08.09.2006

Est-ce que c'est laid?

... ou est-ce que c'est laid?

C'est vert, mais surement pas juste

Mon Dieu que c'est laid (vous l'avais-je déja dit?)

05.09.2006

Voor niks gaat de zon op...

al de rest heeft zijn kost.

La mâne tombe du ciel, c'est quelque chose à quoi je veux bien croire le dimanche, de 10 à 11, dans l'église de Lovendegem.
Dès que je sors de là, je vais prendre une pinte au café d'en face, et on me prouve le contraire.

Le créateur.

Lochu! tu t'en souviens...

de l'an dix mille?

Regarde-la ta voile elle a les seins gonflés
La marée de tantôt te l'a déshabillée
Les bateaux comme les filles ça fait bien des chichis
Mais ce genre de bateau ça drague pas dans Paris

T'as les yeux de la mer et la gueule d'un bateau
Les marins c'est marrant même à terre c'est dans l'eau
Ta maman a piqué sur ta tête de vieux chien
Deux brillants que tu mets quand t'embarques ton destin

Ferré, les étrangers

01.09.2006

le spectateur

C'est le soir.

Le soleil disparait lentement à l’horizon, là bas, sur la droite. Du coin de l’œil, il le devine encore, mais ce n’est pas cela qu’il cherche. Le rayon vert ne l’attire plus depuis longtemps. Il sait déjà que les légendes ne sont que des miroirs aux alouettes, des attrape mouches destinés uniquement à alimenter la grande machine au service de ceux qui, du haut d’autres tours, font et défont les destinées. Les récits de gens ordinaires accomplissant des actions extraordinaires ? Ha !

La grande baie ovale donne sur une terrasse qui, les soirs d’été lui donnerait encore un peu d’air et de chaleur. Pourtant c’est comme aujourd’hui, un soir d’hiver, qu’il la préfère. L’air est pur, clair et vif. Il brule les poumons, attisant la vie qui s’y consume encore.

Au delà de l’arche aux vitres ouvertes, des rivières coulent. Autant d’existences qui passent sans bruit parce que trop éloignées. Cette tour est bien trop haute pour pouvoir entendre, toucher, humer les flots vivants. Alors, il les  regarde et les envie, de loin.

Au plus profond du gris argent des yeux, plissés à force de trop regarder cet horizon, brille un éclat d’or. Si vous y plongez, vous verrez le reflet de ce qu’il aurait du être, pu être. C’est l’or d’un espoir perdu, l’or des fous, celui qui fait s’entre-déchirer de pauvres pantins sans raison véritable. Celui qui tant de fois l’a fait tomber, pour péniblement, tenter de se relever et refaire, une fois de plus, le même rêve.

Chaque fois qu’il est retombé - car bien sur, il est toujours retombé, ne pouvant jamais se contenter d’ambitions à la mesure de son talent ou de son pouvoir - chaque fois donc, il a construit quelques étages de plus à cette tour. Il y a accumulé des souvenirs blessés, mais bien peu de richesses. Du vent, qu’il s’est empressé d’oublier, regardant devant, toujours devant. Une mémoire lui serait inutile et pénible. Alors cette tour est devenu une grande carcasse vide, au sommet de laquelle se trouve cet endroit magique : une baie tournée vers le lointain, d’où il observe le cours de ces vies réussies ou non. Ces ruisseaux qui partent, se rejoignent, s’entrecroisent pour finalement construire de grandes rivières, et parfois aussi de pauvres marécages visqueux, des bourbiers troubles et enfumés, des flaques putrides. L’échec.

Inexorablement, le temps érode la tour. Elle ne tient que grâce à l’imagination de son constructeur, mais  il n’est pas sot. Il sait bien, au fond de lui-même, que ce superbe isolement n’est qu’une illusion. Il entrevoit, parfois trop clairement, sa propre image là, tout en bas, si proche et heureusement si lointaine. Une de ces mêmes mares gluantes d’où ne sortent plus que des créatures immondes et innommables, le sort ultime de celui qui s’est coupé du monde, l’a sali, l’a abimé.

Alors, il tend la main. Dans le crépuscule naissant, il cherche plus loin encore, jusqu’à cet horizon inaccessible, il fouille. Un autre rêve, une autre chance, est-il encore possible de toucher à d’autres espoirs. De rejoindre un fleuve enfin à sa mesure. L’Eldorado ?

Pourquoi ?
Au fond, n’est-il pas bien dans son illusion de gratte ciel gothique, cette cathédrale éternellement inachevée, dédiée à la plus grande gloire de ses dieux de pacotille. Il sait bien que chaque pas vers l’horizon le rapproche du parapet, vers la chute qui le remettra définitivement à sa place, là, tout en bas.

Pourtant…

   encore une fois…

      un pas, puis un autre…

         vite, avant la nuit…

31.08.2006

Why is nobody driving today?

Every day is so wonderful
And suddenly, i saw debris
Now and then, I get insecure
From all the pain, I'm so ashamed

I am beautiful no matter what they say
Words can't bring me down
I am beautiful in every single way
Yes, words can't bring me down
So don't you bring me down today

To all your friends, you're delirious
So consumed in all your doom
Trying hard to fill the emptiness
The piece is gone left the puzzle undone
That's the way it is

You are beautiful no matter what they say
Words can't bring you down
You are beautiful in every single way
Yes, words can't bring you down
Don't you bring me down today...

Aguilera / Friedrich (gepuzzelificeerd)

30.08.2006

quel cirque?

 

 "Je ne suis pas monsieur loyal pour rien, c'est moi qui distribue les rôles au cirque. Le défilement d'une vie, c'est de vous faire exulter la rancœur, vomir la haine qui vous habite au plus profond de vous. Du pour ou du contre, peu importe, vous passez par toutes sortes de sentiments. La question est : je raconte ou j'occulte des choses ? "

Noël Pichol et Dominic Ryan

What's driving the world today (part 4)

not me.
Does anything else matter?

suis pas de bonne; où es-tu?

25.08.2006

délire lama


 J'sais plus si c'est mon grand-père ou un quelconque dalaï-lama qui m'avait proposé d'y aller. Enfin d'y aller et de ne plus revenir. J'lui avais encore piqué une bouteille ou je sais plus quoi. Vrai qu'moi je suis obéissant.

j'ai vité fait d'piquer un voilier au port. Pas facile de beurrer le gardien, mais avec quelques tours de cartes, et quelques bouteilles, on devient propriétaire.Ah ouais, la propriété privée c'est du vol. Alors j'vais pas m'géner.

Y'avait une minette aussi raide que moi qui sort d'chez pas où, d'chez les ours ou les
pécheurs vu l'odeur, qui s'radine et s'colle à mes basques. J'avais pas d'hameçon mais elle s'prenait pour un ver toritllard.
J'suis pas grossier, j'lai embarquée.

Nous voila a hisser la voile, a chaque hahanement ça la faisait rigoler la drôlette. Pas facile de monter le paquet avec des mains qui vous cartographient.
L'était pendu au mat depuis deux minutes, le chiffon,que la mignone, elle se désappe aussi.
La mer etait pas trop douce, ben moi non plus.
On avait pas tourné la jeté qu'elle se jette sur moi à poil en hurlant qu'elle a peur. Bon plus le temps de m'en retourner, je m'approche de la plage etje la balance dans le radeau, elle ira cuver sur cut dowm beach.

Ca me dit pas ou c'est que j'dois aller. Le temps d'm'en rouler un, ça me fera réfléchir. Où qu'il a dit le vieux ? Bon moi je suis pas contre mais la grèce ou qu'c'est ?
J'vais aller vers le sud et puis au bout de quelques temps j'irais bien à l'est.
Oauip, mes amis, si j'avais su.
J'suis qu'un bon à rien qui disait le vieux, ben il a pas tort.
Au bout de 5 jours, j'avais pas fini la cave de ce rafiot. Et plus le vent montait et plus je titubais. Ouais, quelle réserve ! Et du bon.
Le 6ème jour en ouvrant une bière j'm'avise qui faudrait peutêtre ben tourner si je veux pas voir les barreaux de Kadafi. Ben j'tourne mais me rappelle plus ou que j'dois aller.
J'l'avait écrit sur un sticker, mais le papier j'lai gobé et impossible de le retrouver.
Alors que je me dit, mon gars si tu veux pas voir l'enfer vaut mieux tourner et je vais à droite.
Huit jours après jvoyais plus clair, j'suis passé dans un coin.
La mer c'etait des montagnes de fer. Plus. En plus ca gueulait, ca klaxonnait. Y avait des abribus qui tombait. Pas un moi ou un surmoi pour me réveiller.
J'vois des bateaux en pagaille autour de moi, c'est le délirium. Faut pas arréter de boire. Heureusement j'ai mis la main sur la cargaison de poudre.
A fumer c'est du délire. C'est planqué dans des batons rouge et jaune. J'en ai ouvert un pour de rire j'ai failli foutre le feu au bateau.
Mais après ca explose ! Suffit de l'ouvrir au couteau. Avec un vieux journal, j'me les passe. Y'en a même avec des parachutes, délire.

Bon j'suis tranquille, a droite je voyais gros comme les bras d'hercule une putain de colonne. A gauche pareil.
Les portes du paradis, on parie vieux que j'ai gueulé au dalaï-lama ! Le con l'était là-haut depuis le début il disait que dalle.

J'sais plus depuis combien de temps j'suis parti maintenant, mais j'ai plus rien à bouffer.
Je me suis dit faut péchér. Le vieux la haut il bouffe rien mais il me tape ma colle.
J'ai mis des lignes dans l'eau. Au début j'dois dire que j'y comprenais pas grand chose à ce chapelet. J'disais l'ave pater mais c'etait maria qui tirait.
Gloria à un moment elle gueule à bloc, le sifflement de sycomore ! Le moulinet était devenu tout rouge. Heureux qui comme ulysse a mis du bout de 12 sur son moulinet !
La nuit approche, je vois des soucoupes sortir de l'eau. C'était au bout de ma ligne.
Putain j'appelle le dalaï-lama qu'était descendu du mat : pépé c'est un pote de l'olympe ce machin ? Pas un mot.
J'jette un coup d'oeil dans la descente, le vieux étalé par terre, il avait trouvé quelques bouteilles de rhum. Sauvé mais quel salaud !

N'empèche j'ai la dalle, la poudre noire ca vous mets une chiasse. J'tire le bouzigue, les yeux s'approchent. C'est quoi ce machin ?
Ca fait bien 12 metres. Pas un tonneau de rhum. Une sniffette et ca repart, plus qu'a ramener le machin au guindeau. Fiotte. Un tentacule soulève ma chemise et me caresse.
J'suis tombé sur un calamar géant homosexuel. Bouge pas gars j'vais chercher des capotes. C'est qu'il a l'air amoureux le truc.
Je me vautre dans la descente sur le vieux qui a déchiré les matelats en voulant se faire un parapluie.
Bonne idée. Dans la crasse noir qui flotte j'attrappe un plancher. Au début c'etait sec mais depusi 3 jours ca se remplit et ca sent le pétrole. On s'en fout.
J'prends la planche je la jette à mon tentaculeur. "Et gars, lubrifie toi avec ça !" et puis je découpe la veste du vieux, il sent la jeune fille le con, ca me file envie de chialer. Je bourre les vêtements dans un tube de poudre noir, j'y envoie une lichette de rhum.
Quand je ressors je vois mon calamar entrain de s'enduire le tentacule reproducteur tranquille de pétrole. Il est un curieux comme un thermomètre le bougre. Euh, mec, avant de passer sur la planche à savon, on va s'en envoyer un petit ok, ca me détendra. Pas que je susi stressé, stressé mais c'est la première fois tu comprends ?
J'allume l'obus et lui tends. Le con il le chope et le fume. Baoum !
Bon je suis couvert de jus noir mais je suis délivré cette malédiction. Au loin sonne le tocsin.
Quand je rentre dedans c'est le désastre, le vieux a chopé les canettes et a fait un chamboule tout.
Imagine le bronx, pétrole, poudre, flotte, sans compter les trucs inhumains qui flottent la dedans. Et le dalaï-lama qui s'est coupé la tête et joue à la pétanque.
Ca suffit, j'ai gueulé. J'ai chopé les cubis de rhum, une corde et mon piolet et je suis allé me refugier dans l'arbre en aluminium.
Le vieux voulait monter je lui tirai des taloches. Comme j'avais froid j'ai descendu un peu et j'ai coupé la voile. Un ris irlandais, j'ai fait une cape.
La lune s'est enfin levée. Je me suis mis debout sur le mat et j'ai essyé de la choper avec ma voile, mais je m'suis vautré et j'ai glissé sur l'étai.
J'ai une vache de balafre sur le bide. Médecin, médecin ! Sort le vieux qui veut me soigner. Me touche pas. Au même moment , je vois qu'il m'a piqué ma poudre noire.
ca m'a mis les boules mais je pouvais plus lui péter le pétard vu qu'il avait perdu la tête. Alors si c'est comme ça, je vais au bistrot mon gars.
Et t'auras beau m'amadouer, pas de rengaine, vieux, tu me choperas pas. J'ai passé la barrière. Les CRS ont du dégager je crois, y'avait personne pour me retenir.
Plaf, et merde, j'suis tombé dans les chiottes ? Le vieux y rigolait et pissait dans la flotte. Pas faché d'avoir mis du bout à la place d'un 80/100ème sur le moulinet.

J'ai réussi à remonter à bord du voilier. J'avais pas de pot. Couvert d'algues. Allons que je me suis dit, les algues roses ça se fume ça. J'ai allumé la poèle pour les sécher.
C'est là que le feu a pris. Moi j'ai laissé courir.
L'aurait pas fallu que ça crame mes algues, mais non les flammes jouaient avec les cheveux de papi.
Y fait une chaleur... Enfin, c'est sec. Oauh. C'est mieux que de l'X les algues roses. Par contre, c'est diséthésiastique et apoclecclésiastiolique j'ai l'impression que le sol est mou. Beurk.
J'suis englué. Oh l'hallu. J'entends un bruit de chasse d'eau ! Comme chez papi. Et le dalaï-lama, on a une fuite ?
Gloup. Gloup.

La Capucine

09.08.2006

What's driving the world today, part III

"J'ai toujours rêvé d'un ordinateur qui soit aussi facile à utiliser qu'un téléphone. Mon rêve s'est réalisé: je ne sais plus comment utiliser mon téléphone".

(Bjarne Stroustrup)

07.08.2006

Into the mist

Le chant du père fouettard:
If I give up the seat I've been saving
To some elderly lady or man
Am I being a good boy?
Am I your pride and joy?
Mother please if you THINK say I am
And if while in the course of my duty
I perform an unfortunate take
Would you punish me so
Unbelievably so
Never again will I make that mistake
This feeling inside me could never deny me
The right to be wrong if I choose
And this pleasure I get
From say winning a bet
Is to lose

When I'm drinking my Bonaparte Shandy
Eating more than enough apple pies
Will I glance at my screen
And see real human beings
Starve to death right in front of my eyes

Nothing old, nothing new, nothing ventured
Nothing gained, nothing still-born or lost
Nothing further than proof, nothing wilder than youth
Nothing older than time, nothing sweeter than wine
Nothing physically recklessly, hopelessly blind
Nothing I couldn't say
Nothing why 'cos today
Nothing rhymed

Gilbert O'Sullivan

26.07.2006

what's driving the world today (part 2)

And searching those dear eyes for human meaning,
Propping the bald and helpless head, and cleaning
A scrap that life's flung by, and love's forgotten, —
Then you'll be tired; and passion dead and rotten;
And he'll be dirty, dirty!
                           O lithe and free
And lightfoot, that the poor heart cries to see,
That's how I'll see your man and you! —
                                         But you
— Oh, when THAT time comes, you'll be dirty too!  

Jealousy, Rupert Brooke, 1911
The Ballad of the Jealous Lover of Lone Green Valley;
Thomas Hart Benton, 1934
(tiens, just for the fun, ce zigue qui joue de l'harmonica, c'est un élève de Benton: Jason Pollock)

n'oubliez pas, Madame,

de mettre tous les matins
vos trois sous dans la machine
bon boulanger, le peuple a faim
engagez vous dans la marine

tiens,
cela ne me rappelle-t-il rien?

d'ailleurs...

en 1786, Robert Burns écrivait:

But, Mousie, thou art no thy lane
In proving foresight may be vain:
The best laid schemes o' mice an' men
Gang aft agley,
An' lea'e us nought but grief an' pain
For promis'd joy.

Still thou art blest, compar'd wi' me!
The present only toucheth thee:
But, och! I backward cast my e'e
On prospects drear!
An' forward, tho' I canna see,
I guess an' fear!

14.07.2006

What's driving the world today (Part 1)

l'insatisfaction perpétuelle qui pousse le quidam vers l'interdit afin de rompre la routine, de se déblaser et de croire qu'il peut mener, lui aussi, une vie hors du commun, ignorant les tabous.

Seul ce qui nous résiste peut prétendre à une valeur : si une oeuvre d'art, un paysage nous émeuvent, c'est que nous n'en avons jamais fini avec eux. (Pascal Bruckner)

et pour accompagner ça: Felix Alexandre Guilmant: Symfonie in A voor orgel en orkest, opus 91 (Edgar Krapp, orgel; Bamberger Symphoniker o.l.v. Sebastian Weigle) - Arts 47662-2

12.07.2006

Moderne

"Moustiquaire" ?
Quel drôle de nom!

Pourquoi pas "jaffabule" ou "pape de Lyon" ?

11.07.2006

Monte là dessus...

tu verras:
Le derrière d'un lézard,

ou celui d'un blaireau

 

 

 

personaliser dites vous?

 

 

 

Me sens-je en sécurité? Hmmmm :o/

Ha!!!

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage
Ou comme celui-là qui conquit la Toison,
Et puis est retourné plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge!

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province et beaucoup davantage?

Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine.

Plus mon Loire gaulois que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la douceur angevine.

 

Dis Joachim, tu délires

29.06.2006

Disney Magic

prenez un paysage paradisiaque...

 

Amenez y un paquebot Mickey
Qui décharge 2000 passagers par jour...

 

 

On obtient quoi???

 

Disney Magic... Beurk

30.05.2006

past futures

Il n'y a dans toute l'iconographie du design que peu de choses aussi belles que la vision du futur telle que présentée par nos anciens. Qui a dit "Metropolis"?

Certaines de ces visions sont devenu des réalisations, peu appréciées en leur temps, et vite démodées car dépassées par le progrès technique qui les rend obsolètes avant même d'avoir vu le jour.

Je suis tombé par accident sur ce petit bijou esthétisant, mélange de Batman et du Rayon U.

Prises de vues floutées, cadre totalement irréaliste et situations improbables. Nous replongeons dans le comic sci-fi à la Flash Gordon.

 

Pour ceux qui s'intéressent a la réalisation totale "blue box"
http://homepage.mac.com/montjomac/iblog/lovex/B967972170/
puis descendre (il y a du chemin) jusque "sky captain"

Pour accompagner ça
sans lien direct (sans lien du tout)
pour toi qui aimes les muziques zarbi:

21.EMANATIONS plage n° 9 YOLK YOLK.J2025
Compositeur BO VAN DER WERF  BO VAN DER WERF

 

16.05.2006

découverte du jour

James Abbott McNeill Whistler

 

http://www.abcgallery.com/W/whistler/whistler.html

 

Amusant, cette fascination pour Venise

it's all about the charm

There is nothing—absolutely nothing—half so much worth doing as simply messing about in boats. In or out of ‘em, it doesn’t matter. Nothing seems really to matter, that’s the charm of it. Whether you get away, or whether you don’t; whether you arrive at your destination or whether you reach somewhere else, or whether you never get anywhere at all, you’re always busy, and you never do anything in particular; and when you’ve done it there’s always something else to do.

  • Kenneth Grahame, The Wind in the Willows
  • Douglas West watercolour print

12.05.2006

douceur du matin

Michel Portal: Valse douce (Laurent Korcia, viool; Michel Portal, klarinet; Leonardo Sanchez, gitaar) - Naïve 4978

10.05.2006

petit moment d'enthologie sublime (inhale)

Frère Jean, ce disant , mis bas son grand habit et se saisit du bâton de la croix, qui était de cœur de cormier, long comme une lance, rond à plein poing et quelque peu semé de fleurs de lys, toutes presque effacées. Ainsi sortit en beau sayon, mit son froc en écharpe et de son bâton de la croix donna si brusquement sus les ennemis, qui, sans ordre, ni enseingne, ni trompette, ni tambourin, parmi le clos vendangeaient, - car les porte guidon et porte-enseigne avaient mis leurs guidon et enseignes l’orée des murs, les tambourineurs avaient défoncé leurs tambourins d’un côté pour les emplir de raisins, les trompettes étaient chargés de moussines, chacun était desrayé, - il choqua donc si roidement sus eux, sans dire gare, qu’il les renversait comme porcs, frappant à tort et à travers, à vieille escrime.
Es uns ecrabouillait la cervelle, ès autres rompait bras et jambes, ès autres deslochoit les spondyles du cou, ès autres démoulait les reins, avalait le nez, pochait les yeux, fendait les mandibules, enfonçait les dents en la gueule, déscroulloit les omoplates, sphaceloit les greves, descgondoit les ischies, debezilloit les fauciles.
Si quelqu’un se voulait cacher entre les ceps plus épais, à icelui froissait toute l’arête du dos et l’esrenoit comme un chien.
Si aucun sauver se voulait en fuyant, à icelui faisait voler la tête en pièces par la commissure lambdoïde.
Si quelqu’un gravoit en un arbre,pensant y être en sureté, icelui de son bâton empalait par le fondement. (..)

Les uns criaient : Sainte Barbe !
Les autres : Saint Georges !
Les autres : Sainte Nitouche !
Les autres : Notre Dame de Cunault ! de Lorette ! de Bonnes-Nouvelles ! de la Lenou ! de Rivière !
Les uns se vouaient à St Jacques ;
Les autres au saint suaire de Chambéry, mais il brûla trois mois après, si bien qu’on en put sauver un seul brin ;
Les autres à Cadouin ;
Les autres à St Jean d’ Angély ;
Les autres à saint Eutrope de Saintes, à saint Mexme de Chinon, à saint Martin de Candes, à saint Clouaud de Sirnays, ès reliques de javarzay et mille autres bons petits saints.
Les uns mouraient sans parler, les autres parlaient sans mourir. Les uns mouraient en parlant, les autres parlaient en mourant.
Les autres criaient à haute voix : " Confession ! Confession ! Confiteor ! Miserere ! In manus ! "
Tant fut grand le cri des navrés que le prieur de l’abbaye avec tous ses moines sortirent….

Rabelais bien sur